Je ne compte pas à travers cet article débattre de la jurisprudence dans l’Islam (Fikh), bien que solidement initié à cet exercice (DEA de philologie EPHE en plus de mes innombrables lectures sur le sujet), je ne me sens pas pour autant suffisamment compétent pour faire face à des véritables spécialistes en la matière dont certains y ont consacré leur vie.
Cependant j’ai un avis personnel d’ordre général, à savoir que les écrits dits saints ne devraient pas faire l’objet d’interprétations et des explications générales imposées et enseignées par tel ou tel ecclésiastique appartenant à telle ou telle école, à mon sens elles devraient être interprétées de manière personnelle selon le principe platonien dans la forme (l’exemple de la grotte dans « la république ») et le principe aristotélicien dans le fond (Dieu est en chacun de nous) loin des dogmes imposés par les différents courants ecclésiastiques « officielles ». Des théologiens et des philosophes arabes tels Avicenne adepte de Platon le dogmatique et Averroès adepte d’Aristote le laïc reconnaissent l’affiliation grecque de la philosophie issue de l’Islam et les deux philosophes arabes avaient débattu des mêmes thèmes qui ont fait l’objet d’un débat âpre entre les deux philosophes grecs.
D’ailleurs ni la Torah ni les Évangiles ni le Coran évoque, même indirectement, qu’il faudrait des rabbins, des curés, des imams, encore moins un Pape ou un Ayatollah…, pour expliquer la parole de Dieu car normalement suffit à elle-même.
Il ne s’agit pas d’idéaliser l’être humain pour lui conférer une aptitude de juriste ou de théologuesmais la juste interprétation personnelle reflétant ce qu’il est et à sa propre mesure sans l’enfermer dans un enseignement religieux imposé au caractère rigide et dépourvu d’horizon, en tout cas c’est ma conception de la religion quelle qu’elle soit.
Il ne s’agit pas non plus de dénigrer ou de marginaliser les références et les référents religieux et encore moins leur manquer de respect, il ne s’agit que de cerner leur fonction et leur rôle au sein de la société.
Si ces personnalités qui jouissent de l’autorité religieuse sont légitimes pour les croyants ils ne doivent s’occuper que des états civils et des affaires familiales loin de la scène politique, d’ailleurs comment peut-on concilier une activité théologique et spirituelle avec une activité profane comme la politique où le mensonge, la malice, l’arrivisme, les manœuvres illégitimes et tous genres de marchandages souvent au raz des pâquerettes sont les principaux caractéristiques ?
Une question ancestrale, purement juridique, se pose depuis la nuit des temps, doit-on séparer la croyance, qui est par définition de nature personnelle qui lie l’être humain au surnaturel et au mysticisme, en résumé à l’inintelligible, de l’espace publique et de la politique ou de la gouvernance ? Personnellement je réponds par un « oui » tranchant aussi déterminé qu’indiscutable.
Toutefois, malgré cette longue introduction ce n’est pas le sujet de cet article. J’ai écouté avec beaucoup d’intérêt une interview d’un ex-ministre libanais de la mouvance du Hezbollah qui est l’une des personnalités politiques libanaises que j’apprécie, Mustapha Bayram fut un excellent ministre du travail sous le mandat du général Michel Aoun interrogé par la brillante journaliste Maya El-Khoury dont les questions pertinentes ont rajouté à la qualité de l’interview, par contre si j’accorde à l’ensemble de cette émission une grande qualité j’étais déçu par ce qu’il en ressort comme clarification par rapport à la situation actuelle dont le Liban souffre et de manière général l’ensemble du Levant
Avant d’aller plus loin, avant de rentrer dans l’interview elle-même, j’aimerai retranscrire ici l’exceptionnelle introduction de la journaliste Maya El-Khoury qu’elle avait formulée pour lancer la seconde saison du podcast « l’autre narration », une introduction qui par ricochet a donné dès le départ un cadre à l’ensemble de la discussion avec M. Bayram avec un ton et un fond inédits dans le paysage audiovisuel au Liban ( le lien de la vidéo de l’interview se trouve en bas de page ):
« De nos jours la guerre ne se limite pas à l’emploi de missiles et de chars, elle est désormais dirigée contre les cerveaux, contre la mémoire, contre la clairvoyance, contre la juste narration.
Des racines jusqu’aux répercussions, de l’ Histoire jusqu’au présent, nous ne prétendons pas vous vendre un héros ni faire briller une idée ni béatifier ou diaboliser quiconque
Nous ne cherchons qu’à briser la narration préfabriquée et ouvrir la page de la juste narration ».
Une autre introduction circoncise émise par la journaliste en ouverture de l’interview: « … nous vivons une époque où l’ennemi ne nous demande pas de le croire mais de douter de nous mêmes et de notre résistance… », j’y reviendrai plus loin dans cet article.
Quant à l’interview elle même elle porte essentiellement sur une question juridique telle qu’elle a été définie, selon M.Bayram, par Ali Khamenei et pratiquée avec excellence par le Martyr Sayyed Hassan Nasrallah à savoir la notion du « Jihad de la clarification » d’un point de vue religieux
Mais d’abord je voudrais m’attarder sur la notion « du Jihad de la clarification » largement discuté lors de l’interview.
Suite à la question suivante : « comment définissez-vous le Jihad de la clarification ?
M.Bayram ( je résume) : « démontrer qu’elle est la vérité en usant de la bonne argumentation et d’un discours démonstratif par respect à l’intellect des personnes », puis il évoque le réflexion individuelle comme étant négative car récupérée par la propagande contrairement à la réflexion collective qu’il juge positive car irrécupérable par l’ennemi ! Je ne développerai pas cette partie de sa réponse dans le cadre de cet article, je me conterais de ceci : je n’adhère pas car je pense exactement le contraire, la réflexion individuelle nourrit la réflexion collective et l’enrichi, M.Bayram à mon avis à confondu réflexion avec intérêt, si l’intérêt personnelle est nuisible à l’intérêt collective, la réflexion personnelle si elle est éclairée elle consolide l’intérêt général.
Puis attribuer le Jihad de la clarification au service de la vérité n’est ni une initiative de Khamenei ni de l’imam Ali ben Abi Taleb contrairement à l’affirmation de l’interviewé mais le produit du débat qui à eu lieu bien longtemps avant entre Platon et Aristote.
M. Bayram répond avec une longue explication sur la théorie de la clarification et la doctrine du Jihad comme étant une nécessité tout en affirmant qu’il existe plusieurs Jihad en les classifiant du plus grand au plus petit selon ses propres termes !
Sa réponse démontre que M. Bayram est un politicien cultivé ce que je savais déjà, par contre ce qui m’avait interpelé dans sa longue réponse est son insistance à minimiser le Jihad armé ce qui ne ressemble pas au discours du Hezbollah d’avant le cessez-le-feu, s’il a parfaitement raison d’insister sur le Jihad intellectuel et culturel comme étant le plus important en se référant sûrement au Coran « allez chercher le savoir même en Chine », ce Jihad de clarification qui use de l’intellect et du savoir est l’essence même du Coran car son rôle premier était de civiliser les tribus nomades de la presqu’île arabe restées païennes et baignant dans l’ignorance longtemps après l’apparition du judaïsme et du christianisme, par contre le Jihad, tel que je l’avais moi-même compris, est indivisible, les différents Jihads cités par M.Bayram ne pourraient pas être séparés les uns des autres, ils forment une entité indivisible où l’on appuie sur l’un ou l’autre selon les circonstances.
En temps de paix le Jihad de la clarification ou culturel ou intellectuel devient en effet le Jihad primordial qui a pour objet de faire progresser la société en s’enrichissant de savoir et de toutes sortes de connaissances sans aucune limite; mais en temps de guerre, notamment une guerre subie suite à une agression caractérisée de surcroît barbare telle que celle que le Liban subit depuis 14 mois malgré la signature d’un cessez-le-feu, dès lors le Jihad armé devient naturellement le Jihad primordial, ou le grand Jihad, car dans un tel cas de figure l’enjeu n’est autre que la survie, or M.Bayram en plus de séparer les différents Jihad comme étant des principes distincts il classe de manière définitive le Jihad armé comme étant un Jihad mineur !
En résumé le Jihad de la clarification et le Jihad armé sont les mêmes dans leur fondement et représentent deux outils différents pour répondre à deux problématiques différentes mais en fin de compte dans l’intérêt de la même société, il n’y a pas plusieurs Jihad, il n’y a qu’un seul Jihad entier mais doté de plusieurs armes différentes telle que l’arme de la connaissance ou l’épée dont l’utilité de l’une ou l’autre dépend des circonstances.
J’ai trouvé ce propos surprenant connaissant l’appartenance politique de l’ex-ministre surtout dans une période où les civils sont massacrés au quotidien !
La question que je me pose est la suivante : y-a-t-il un quelconque message caché entre les mots de ce discours ? Par exemple une sorte de préparation psychologique du peuple de la résistance pour annoncer plus tard et avec plus de clarté que le chapitre du Jihad armé, donc de la résistance, est momentanément suspendu voire définitivement clos ?!
La question mérite d’être posée d’autant plus que les agressions israéliennes contre le Liban sont quotidiennes depuis 14 mois sans la moindre réplique ou réaction sur le terrain du Hezbollah ce qui n’a pas manqué d’inquiéter une large frange des soutiens de l’illustre parti résistant !
À cela s’ajoute les discours de l’actuel secrétaire général du Hezbollah cheikh Naïm Kassem où il dit tout et son contraire, « nous souhaitons une alliance avec l’Arabie-Saoudite », « nous ne céderons jamais face à l’agression israélienne » ! Ou encore « nous ne remettrons jamais les armes à l’armée libanaise » pour revenir quelques temps plus tard et annoncer « nous avons besoin de temps pour remettre nos armes à l’armée » !! Ou bien « nous tenons à collaborer avec le gouvernement… », et ce malgré les déclarations incendiaires des membres du gouvernent et celui du président qui de toute évidence mène, avec dextérité, la politique « du baron et delà carotte » sur le chemin de la normalisation avec l’ennemi israélien aux détriments du Liban de ses richesses (l’eau et le gaz notamment) et aux détriments des habitants du Sud-Liban comme si la « golonisation » est désormais chose acquise !
Je rappelle que le gouvernement de l’entité sioniste a publiquement et officiellement déclaré haut fort son projet d’annexion du territoire situé au Sud du fleuve Litani tout en précisant que ce n’est qu’une première étape !
Ce qui en ressort est que le Cheikh Naïm Kassem est aussi loin du Jihad de la clarification que de celui armé.
Dès lors comment un des cadres du parti résistant peut-il affirmer que le Jihad armé est un Jihad mineur ? Encore une fois, quel est le vrai message ?
Par la suite M.Bayram met en avant, comme étant la priorité des priorités, le dogme chiite à l’Iranienne comme si sa préservation et sa généralisation est en soi l’objectif suprême, un objectif qui surclasse celui de la résistance et de la libération ! Cette dialectique est plus qu’inquiétante, si les chiites, qui constituent la plus grande communauté au Liban ( au minimum la moitié), ils forment naturellement le plus grand contingent du peuple de la résistance, toutefois ils ne sont pas les seuls soutiens à la résistance, il en existe dans les 17 autres communautés du Liban, avec des proportions variées certes mais ils ont le mérite d’exister, l’Imam Moussa Al-Sadr lui-même avait lancé au Liban le mouvement laïc dès le début des années 1970, par conséquent l’appellation de la résistance libanaise de « résistance islamique » paraît désormais périmée, il ne s’agit pas pour autant de dénigrer le Hezbollah ni ignorer ce qu’il a apporté au Liban comme la libération en 2000 et l’éclatante victoire de 2006 et encore sa résistance exceptionnelle lors de l’offensive israélienne en octobre 2024 où, contrairement à ce qu’affirmer certains bavards illusionnistes, il n’a pas gagné mais il a brillamment résisté en avortant les objectifs déclarés de Netanyahu (occuper le Sud-Liban à nouveau, désarmer totalement la résistance…), il a fait mieux que tenir tête à l’ensemble de L’OTAN qui était derrière l’armée israélienne ce qui est en soi un exploit aussi important que ceux de 2000 et 2006, mais en même temps il a perdu l’équilibre de la dissuasion, Sayyed Nasrallah et l’ensemble des principaux cadres politiques et militaires ont été assassinés ainsi que beaucoup de leurs remplaçants, il a perdu son poids politique, son combat se limitant depuis plus d’un an à des parades stériles et sans intérêt, à des palabres interminables par journalistes interposés, à des dépits puérils, à des slogans creux, à des discours incohérents et à tous les niveaux et j’en passe et des meilleurs … J’ai le sentiment, voire la conviction, que le Hezbollah, qui quoi qu’il arrive aura une place privilégié dans l’Histoire de l’ensemble du Levant, et à qui nous devons énormément de choses, cependant il apparaît comme un mouvement qui a passé son temps et que le titre « résistance islamique » est, depuis le martyr de Sayyed Hassan Nasrallah, périmée voire désormais injustifiée.
Comme je l’avais déjà écrit à plusieurs occasions on doit tourner la page et changer le titre et la méthode, « résistance nationale » me paraît plus appropriée comme nouvelle appellation, le Hezbollah qui nous a montré le bon chemin avec tant de courage doit avoir le courage de franchir ce pas pour l’intérêt de tous au lieu de s’accrocher, à ses risques et périls, à une doctrine toute somme importée d’Iran, j’insiste sur ce point n’en déplaise à qui que ce soit !
À propos j’ouvre une parenthèse, j’aime rappelé que les premiers chiites qui avaient il y plusieurs siècles fuient le Sud de l’actuel Irak ils ont atterri au Sud-Liban avant la Perse, et les perses? Qui jusqu’au là étaient encore des païens adorateurs du feu, n’ont adopté le chiisme que pour combattre leur ennemi juré, en l’occurrence le Califat omeyyade sunnite, le combattre de l’intérieur en adoptant l’opposition minoritaire chiite et cela sans véritable conviction d’où les différences fondamentales entre le chiisme iranien de nature verticale avec une hiérarchisation du corps ecclésial (ayatollah, hojatoallah, etc …) ce qui n’existe pas chez le chiisme de l’ensemble du Croissant Fertile car de nature horizontale (fraternité au sens étymologique du terme) où la fonction originelle de l’Imam est de guider socialement qui plus est ne se mêlait pas de politique du moins de manière directe et imposée.
Je tiens à préciser que malgré le fait d’appuyer sur la différence notable entre la société Iranienne et la notre, je suis en totale solidarité avec le peuple iranien et avec le régime iranien même si je ne suis un amateur de ce genre de gouvernance, il suffit de d’observer que l’écrasante majorité du peuple iranien soutiennent le régime face à l’agressivité de l’Occident à son égard écho traite aux lois internationales pour être solidaire, et ce que j’admire le plus chez ce peuple millénaire est malgré l’opposition politique d’une large partie du peuple au gouvernement actuel ils n’ont pas hésité à le soutenir face à l’adversité venant de l’étranger, cela d’appelé le patriotisme où opposition politique n’équivaut pas à trahison, une vertu qu’une partie du peuple libanais ignore
Je suis né au Sud et j’y vécu dans un milieu strictement chiite où mes grands parents étaient fermement croyants et pratiquants, je n’avais jamais entendu parlé de Wilayat Al-Fakih, une sorte de Calife chiite à caractère politico-religieux garant de la juridiction musulmane et de la « bonne théologie » , pas plus que j’avais vu des foulards serrés sur la tête comme de nos jours, nos grand-mères posaient simplement sur leur tête, souvent après leur passage chez le coiffeur, un foulard transparent non nouée juste flottant sur leurs tètes en guise de symbole de pudeur et par respect pour la société, sinon certaines portaient une écharpe nouée simplement au niveau du cou comme c’étaient le cas dans quasiment tous les pays du Monde car ce type d’écharpe c’était l’équivalent du chapeau turc que portaient tous les hommes (tarbouche). D’ailleurs dans le Coran le voile n’est cité qu’une seule fois et il y est clairement expliqué qu’il signifie pudeur, de même aucune tenue vestimentaire dite « halal » n’est citée dans le Coran ni dans le Hadith, chaque femme et chaque homme peuvent s’habiller comme ils le souhaitent du moment ou la pudeur est présente alors que les fantômes noirs que nous voyons déambuler dans nos rues depuis quelques années sont la conséquence d’une théologie importée qui n’est pas la notre tout simplement ! Je dis cela sans pour autant oublié que ces femmes entièrement couverte de noir font partie intervenante de la résistance par leur opiniâtreté, leur abnégation, leur innombrables sacrifices, leur résilience surhumaine, leur extraordinaire courage à toutes épreuves, je dis simplement que ce n’est pas telle ou telle tenue qui fait d’elles des résistantes exceptionnelles mais leur amour de leur terre, leur amour de la liberté, leur amour de la justice, leur amour de l’honneur et de la dignité.
À supposer que le dogme défendu par le Hezbollah est nécessaire, je le concède par controverse, la religion n’est-elle pas, comme j’aime le répéter depuis des années, un moyen ou un outil pour faire progresser la société et la mener continuellement vers le meilleur ? Ou bien elle est devenue avec le temps un objectif en soi, cette déformation, je dirais cette dénaturation et cette perversion de la religion n’est-elle pas une régression où la notion de la liberté intellectuelle génératrice de progrès et où la notion de justice deviennent des théories inaccessibles ?
Il est primordial que la direction actuelle du Hezbollah comprenne bien que le peuple chiite de la résistance qui le soutient est composé de deux categories bien distinctes, il y a ceux qui adoptent le dogme chiite à la lettre et de manière radicale, cela se voit à leur attitude, à leur dialectique, à leurs tenues vestimentaires (phénomène relativement récent au Liban) et il y a ceux très nombreux qui croient à leur propre manière, d’autres sont simplement athées et adoptent tous ont une attitude et un mode de vie contemporains et résolument tourné vers la modernité et cela ne date pas d’hier, ils ont toujours soutenu la résistance de manière inconditionnelle aussi bien au Liban que dans la diaspora, mais leur soutien n’était pas guidée par le dogme ou par la croyance religieuse mais par amour de la liberté et de la justice pour tout le monde tel que Le Sayyed martyr nous l’avait enseigné, c’est parmi ceux-là, et j’en fait partie, que le doute et le scepticisme s’installent progressivement, que les apôtres du « le dogme avant tout » considèrent que c’est un avertissement sans frais !
Si j’ai ouvert cette parenthèse c’est pour dire que si je ne suis pas anti-iranien, loin s’en faut et pour cause c’est notre meilleur allié, déjà je ne le suis pas rien que par respect des choix et des coutumes du peuple iranien, toutefois on doit garder nos spécificités, notre propre interprétation dogmatique et aussi nos propres coutumes, cela n’a rien de politique mais il s’agit simplement de sauvegarder notre propre identité aussi bien nationale que religieuse, cela ne contredit en rien la croyance, la vraie j’entends, pas plus qu’il contredit notre fidélité et reconnaissance à notre premier allié ou encore manque de respect aux symboles ou autorités religieuses mais dans le stricte respect de la diversité et de la différence des uns et des autres.
J’ai aussi évoquer ce sujet en marge du thème de l’article c’est par réaction à quelques passages de l’interview de M.Bayram. Non seulement je conteste sa systématique référence à l’Iran islamique mais aussi je m’interroge sur le fondement d’y lier la résistance libanaise dans son ensemble aussi bien dans sa forme que dans son contenu, cela me paraît irrationnel d’autant plus qu’il semble, et c’est malheureusement la mode du moment chez beaucoup du peuple de la résistance, de placer la doctrine Iranienne de Wilayat Al-Fakih et de manière générale le dogme chiite avec ses différentes variantes, par dessus la résistance et lui conférer même une importance majeur au dessus de la libération des territoire occupés par l’entité sioniste, est-ce un camouflage d’au moins une demi-défaite ou un aveu d’impuissance qui nous annonce indirectement et de manière incidieuse que le Jihad armé, donc la résistance armée, n’est plus à l’ordre du jour ?
J’ai tendance à le croire comme je l’avais expliqué plus haut et le problème premier pour cet état de fait, c’est un avis strictement personnel, est la non séparation de la religion de la politique et de la lutte armée pour la liberté et la justice, j’ai toujours considéré qu’à notre époque il est urgent de protéger l’espace public de la religion qui devrait être strictement privée. Cela n’empêche pas que la croyance chez une partie des résistants soit l’alpha et l’oméga de la résistance mais il ne font pas non plus dénigrer les éditants qui ont d’autres croyances et d’autres motivations tout aussi légitimes.
Malgré tout je vais suivre ce qu’entre les lignes semble affirmer M.Bayram c’est à dire l’abandon momentané, voire définitif, du Jihad armé au profit d’un Jihad exclusivement culturel et intellectuel dans le cadre d’une activité tout autant exclusivement politique en remplacement de la lutte armée, pourquoi pas à la vue de notre impuissance du moment, mais alors quelle serait la nature de la résistance politique ? Se contenter de comptabiliser les maires, les députés, les ministres … appartenant au Hezbollah ? Et dans quel but ? Pour mieux marchander avec un gouvernement scélérat ou même avec les traîtres ? Est-ce cela notre combat sacré ? Ou alors en priorité travailler en faveur de la laïcité initiée par l’imam Moussa Al-Sadr qui garantit la liberté pour toutes les croyances tout en séparant la religion de l’État ce qui garantirait l’équité républicaine entre tous les libanais quelque soit leur croyance et qui, et surtout, engendrera la notion de la citoyenneté où chaque libanais se sent égal de l’autre en matière de droit ? Une citoyenneté qui n’a toujours pas vu le jour depuis l’indépendance. Ou encore, et c’est le plus important, s’attaquer de front au pacte national orale de nature confessionnelle qui perdure depuis 1943 et qui fait de l’ombre à la constitution écrite noir sur blanc, c’est précisément ce pacte qui empêche l’entité libanaise hétéroclite et écartelée par les croyances des uns et des autres de devenir un véritable État digne de ce nom et où chaque libanais se sentira égale de l’autre au niveau du droit, dès lors la citoyenneté ne pourra que s’épanouir.
Pratiquer la politique uniquement pour dire « nous existons » sans véritable programme national réformateur sert les projets de l’ennemi et c’est bien ce que nous constatons en ce moment même, un vrai programme dans l’intérêt de l’ensemble de la nation éliminerait de facto les voix parasites, les traîtres et les opportunistes sans scrupules, et évidement que cela n’empêche aucune prière quelle qu’elle soit pour ceux qui y tiennent ! Alors qu’un programme politique qui n’a pour objectif que d’asseoir un dogme et chercher à l’enraciner coûte que coûte dans les esprits des uns et des autres, quelqu’il soit, comme étant une composante national constituante est en soi une auto destruction certaine préparant ainsi le terrain à une vraie invasion étrangère durable voir définitive.
Cette critique elle vaut aussi pour une partie des chrétiens du Liban, je voudrais faire remarquer aux uns et aux autres que malgré mes critiques de la tendance politico-religieuse du Hezbollah celui-ci a toujours judicieusement déclaré qu’il refuse l’instauration d’une république islamique au Liban alors que de plus en plus de chrétiens qui réclament la normalisation avec l’ennemi n’hésitent pas à réclamer une république exclusivement chrétienne avec l’espoir souhaitée, honteux et de bas étages, de voir l’entité sioniste annexer le Sud-Liban qui est historiquement, ne l’oublions pas, la Terre du Christ autant que le sont la Cisjordanie et la Galilée voisines !
J’aurais aimé de la part d’un homme aussi cultivé et aussi compétent comme l’est M. Mustapha Bayram qu’au lieu de s’évertuer à ne défendre qu’un dogme, de défendre l’idée d’une véritable nation libanaise riche de sa composante multi-culturelle, riche de la diversité de ses croyances, qui s’était aussi riche de sa laïcité gardienne de toutes libertés religieuses comme civiques, sans laïcité il n’y à pas de justice partagée par toutes les communautés qui constituent le Liban, car le discours centré sur le dogme ne nous protège pas du ciblage propagandiste de nos cerveaux et à la fois de nos croyances en me référant à la brillante introduction de la journaliste Mme Maya El-Khoury qui en réalité sonne comme un avertissement où comme un questionnement sur la véritable nature du « jour d’après ».
En tout état de cause, sans exagérer ni flatter, qu’on soit critique ou pas, cette émission est d’une grande qualité et ce que j’ai entendu de mieux depuis bien longtemps car elle a le mérite d’introduire dans le paysage médiatique libanais une nouvelle perspective de débat loin du bavardage inconséquent et le tapage médiatique qui règnent au Liban depuis l’accord du cessez-le-feu.
Concernant « nous vivons une époque où l’ennemi ne nous demande pas de le croire mais de douter de nous mêmes et de notre résistance », je le contenterais de ce comma taire : le doute est une vertu et le suivisme un pêcher !
Avant de conclure je voudrais revenir à une des premières questions posées à M.Bayram qui nous expliquait la « clarification » d’un point de vue purement juridique, puis surgit une une excellente question que personnellement j’ai senti arriver comme une comète : « la clarification et la justification sont elles les mêmes? », peu importe sa réponse que j’ai trouvée alambiquée car effectivement tout au long de l’interview malgré la qualité de ses explications théologiques il n’était que dans la justification bien loin de la clarification du moins celle que le peuple de la résistance attend depuis bien longtemps ?
Quand au reste des sujets évoquées dans la même interview je suis en total accord avec M.Bayram notamment en ce qui concerne les USA et l’Iran
Un vœux pieux de ma part ? Sûrement car la situation actuelle ne présage rien de bon et que nous sommes déjà rentrée dans une longue traversée d’un désert parsemé de désillusions, de malheurs et de ténèbres ou L’obscurantisme régnera en maître et où nous seront amenés à le supporter pendant plusieurs générations, je le crains !
Finalement à défaut de libérer la Palestine nos œillères dogmatiques et idéologiques, comme nos aspirations égoïstes et exiguës font que nous aidons, à notre insu, à transformer le Liban en une seconde Palestine qui sera tout aussi martyrisée que l’originale car non seulement nous tenons à vénérer un dogme avant toute autre considération mais en plus nous le vénérons mal, me voilà entrain de prier Dieu et ses projetés pour que nous apprenions, pour le moins à défaut de mieux, à protéger le dogme du clanisme, des interprétations hâtives, des justifications juvéniles, des démonstrations inappropriées, des pratiques sans consistances telles de épluchures, en somme, quitte à y tenir, protégeons le de la superficialité !
« Si la vérité est amère ses fruits sont doux », Imam Ali Ben Abi Taleb s’appuyant sur une phrase d’Aristote adressée à son fils Nicomaque « si l’éducation est amère ses fruits sont doux »
* lien vers la vidéo de l’interview
https://youtu.be/kr3jsJ81DMA?si=VVYM-ORdmllorZcb
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لا أنوي الخوض في نقاشات فقهية في هذه المقالة، مع أنني ملمٌّ بهذا المجال (حائز على دكتوراه في فقه اللغة من المدرسة التطبيقية للدراسات العليا في باريس، بالإضافة إلى قراءاتي الواسعة في هذا الموضوع). ومع ذلك، لا أشعر بالكفاءة الكافية للتفاعل مع المتخصصين الحقيقيين في هذا المجال، والذين كرّس بعضهم حياتهم له.
لكن لديّ رأي عام: وهو أن النصوص المقدسة لا ينبغي أن تخضع لتفسيرات وتأويلات عامة يقدّمها ويفرضها أي رجل دين ينتمي إلى أي مدرسة فكرية. في رأيي، ينبغي تفسيرها تفسيراً شخصياً، وفقاً للمبدأ الأفلاطوني في الشكل (مثال الكهف في كتاب "الجمهورية") والمبدأ الأرسطي في الجوهر (الله في كلٍّ منا)، بعيداً عن العقائد التي تفرضها مختلف التيارات الفقهية "الرسمية". وقد أقرّ علماء الدين والفلاسفة العرب، مثل ابن سينا، أحد أتباع أفلاطون العقائدي، وابن رشد، أحد أتباع أرسطو العلماني، بالتأثير اليوناني للفلسفة المنبثقة من الإسلام. ناقش هذان الفيلسوفان العربيان نفس المواضيع التي كانت محور نقاش حاد بين الفيلسوفين اليونانيين المذكورين أعلاه
علاوة على ذلك، لا تشير التوراة ولا الأناجيل ولا القرآن، ولو بشكل غير مباشر، إلى الحاجة إلى حاخامات أو قساوسة أو أئمة، فضلاً عن البابا أو آية الله، لتفسير كلام الله، فهو في الغالب كافٍ بذاته.
لا يتعلق الأمر بتأليه البشر ومنحهم قدرات دينية، بل بتقديم تفسير شخصي عادل يعكس حقيقتهم وقدراتهم، دون حصرهم في تعاليم دينية جامدة وقصيرة النظر. على الأقل، هذا هو فهمي للدين، أياً كان.
ولا يتعلق الأمر أيضاً بانتقاص المراجع والشخصيات الدينية أو تهميشها، فضلاً عن عدم احترامها؛ بل يتعلق بفهم وظيفتها ودورها في المجتمع.
بينما تُعتبر هذه الشخصيات التي تمارس السلطة الدينية شرعية في نظر المؤمنين، فإن بنظري على شرعيتها أن تقتصر على الأحوال الشخصية و على الشؤون المدنية والعائلية، بعيدًا كل البعد عن الساحة السياسية. علاوة على ذلك، كيف يُمكن التوفيق بين نشاط لاهوتي وروحي وفقهي ونشاط دنيوي كالسياسة، حيث الكذب والحقد و الوصولية وكافة أنواع التلاعبات والمناورات المشروعة وغير المشروعة تمثل أكثر الأحيان سماتها الرئيسية؟
لطالما طُرح عبر التاريخ سؤال لاهوتي وفقهي بحت: هل ينبغي فصل الإيمان، وهو بطبيعته شخصي ويربط الإنسان بما وراء الطبيعة والتصوف - باختصار، بما لا يُدرك - عن المجال العام وعن السياسة والحكم؟ شخصيًا، أجيب بـ"نعم" قاطعة لا جدال فيها.
مع ذلك، ورغم هذه المقدمة المطولة، ليس هذا موضوع هذه المقالة. لقد استمعتُ باهتمام بالغ إلى مقابلة مع مصطفى بيرم، الوزير اللبناني السابق المنتمي لحزب الله، وأحد الشخصيات السياسية اللبنانية التي أُكنّ لها التقدير. كان بيرم وزير عمل كفوء في عهد الجنرال ميشال عون. أجرت معه المقابلة الصحفية المتميزة مايا الخوري، التي أثرت أسئلتها الثاقبة إيجابًا على جودة الحوار. ومع ذلك، ورغم إشادتي بالبرنامج ككل لجودته العالية، إلا أنني شعرت بخيبة أمل إزاء التوضيح او التبيين نسبة إلى الوضع الراهن في لبنان، وبشكل عام، في بلاد الشام.
قبل الخوض في تفاصيل المقابلة، أود أن أشارككم المقدمة الاستثنائية التي كتبتها الصحفية مايا الخوري لإطلاق الموسم الثاني من بودكاست "الرواية الثانية ". وقد حددت هذه المقدمة بدورها نبرة الحوار ومضمونه مع السيد بيرم، مقدمةً منظورًا ومنهجًا فريدين مميز في المشهد الغوغائي السمعي - البصري في لبنان (رابط فيديو المقابلة أسفل الصفحة):
"لم تعد الحرب اليوم مقتصرة على استخدام الصواريخ والدبابات، بل أصبحت موجهة ضد العقول، والذاكرة، والوضوح، والرواية الدقيقة.
من الجذور إلى تداعياتها، من التاريخ إلى الحاضر، لا ندّعي أننا نبيعكم بطلاً، أو نروج لفكرة، أو نقدّس أو نشيطن أحداً.
كل ما نسعى إليه هو تحطيم الرواية الجاهزة وفتح صفحة الرواية الثانية "
مقدمة أخرى مختصرة ، قدمتها الصحفية في بداية المقابلة: "...نعيش في زمن لا يطلب فيه العدو منا تصديقه، بل أن نشك في أنفسنا وفي مقاومتنا..." سأعود إلى هذه النقطة لاحقًا في هذا المقال.
أما المقابلة نفسها، فتركز أساسًا على مسألة فقهية كما حددها علي خامنئي بحسب السيد بيرم ومارسها الشهيد السيد حسن نصر الله ببراعة، ألا وهي مفهوم "جهاد التبيين" من منظور ديني.
أود أن أتوسع في شرح مفهوم "جهاد التبيين"، الذي نوقش خلال المقابلة.
بعد السؤال: "كيف تُعرّف جهاد التبيين؟" أجاب السيد بيرم (مختصر الإجابة ): "إظهار الحقيقة باستخدام الحجة السليمة والخطاب البليغ احترامًا لعقول الناس". ثم يناقش التأمل الفردي باعتباره سلبيًا لأنه يُستغل من قِبل الدعاية، على عكس التأمل الجماعي، الذي يعتبره إيجابيًا لأنه لا يُمكن للعدو استغلاله! لن أتطرق إلى هذا الجزء من رده في هذه المقالة؛ سأكتفي بالقول: أختلف معه لأني أؤمن بعكس ذلك تمامًا. فالتأمل الفردي يُغذي التأمل الجماعي ويُثريه. في رأيي، خلط السيد بيرم بين التأمل الفردي والمصلحة الشخصية. فبينما تُضر المصلحة الشخصية بالمصلحة الجماعية، يُعزز التأمل الفردي الواعي المصالح العامة.
علاوة على ذلك، فإن نسبة جهاد التوضيح إلى خدمة الحق ليست مبادرة من خامنئي ولا من الإمام علي بن أبي طالب، خلافًا لما زعمه المُحاور، بل هي نتاج نقاش دار قبل ذلك بزمن طويل بين أفلاطون وأرسطو
رد السيد بيرم بشرح مُطوّل لنظرية التبيين وعقيدة الجهاد كأحد واجبات المؤمن المسلم، مُشيرًا إلى وجود أنواع عديدة من الجهاد، مُصنفًا إياها من أعظمها إلى أصغرها! يُظهر رده أن السيد بيرم سياسي مُثقف، وهو أمر كنت أعرفه مُسبقًا. لكن ما لفت انتباهي في رده المطول هو إصراره على التقليل من شأن الجهاد المسلح، وهو ما يتناقض مع خطاب حزب الله قبل وقف إطلاق النار. وهو محق تمامًا في تأكيده على الجهاد الفكري والثقافي باعتباره الأهم، مشيرًا بلا شك إلى قول القرآن الكريم: "اطلبوا العلم ولو في الصين". إن جهاد التوضيح هذا، الذي يستخدم العقل والمعرفة، هو جوهر القرآن، إذ كان دوره الأساسي هو تهذيب القبائل التي ظلت وثنية غارقة في الجهل لفترة طويلة بعد وصول اليهودية والمسيحية. ومع ذلك، فإن الجهاد، كما فهمته، لا يتجزأ. فالجهادات المختلفة التي ذكرها السيد بيرم لا يمكن فصلها عن بعضها؛ بل تشكل كيانًا واحدًا لا يتجزأ، حيث يُركز على أحدها أو الآخر حسب الظروف. في أوقات السلم، يصبح الجهاد الثقافي هو الجهاد الأساسي، ويهدف إلى النهوض بالمجتمع من خلال إثراء نفسه بالمعرفة وجميع أنواع التعلم بلا حدود. مع ذلك، في أوقات الحرب، ولا سيما الحرب الناجمة عن عدوان وحشي، كالحرب التي عانى منها لبنان طوال الأشهر الأربعة عشر الماضية رغم توقيع اتفاقية وقف إطلاق النار، يصبح الجهاد المسلح بطبيعة الحال الجهاد الأساسي، لأن المخاطر في مثل هذه الحالة لا تقل عن البقاء. ومع ذلك، فإن السيد بيرم، إضافةً إلى فصله بين أشكال الجهاد المختلفة كمبادئ متميزة، يصنف الجهاد المسلح بشكل قاطع على أنه جهاد ثانوي!
باختصار، الجهاد الثقافي والجهاد المسلح متماثلان جوهريًا يشكلان الجهاد ذاته، ويمثلان أداتين مختلفتين لمعالجة مشكلتين مختلفتين، لكنهما في نهاية المطاف يصبان في مصلحة المجتمع نفسه. لا يوجد جهاد متعدد، بل جهاد واحد متكامل، ولكنه مزود بأسلحة متنوعة، كسلاح المعرفة أو السيف، وتختلف فائدتها باختلاف الظروف.
لقد استغربت هذا التصريح، نظرًا لانتماء الوزير السابق السياسي، لا سيما في وقت تُرتكب فيه مجازر بحق المدنيين يوميًا !
السؤال الذي يطرح نفسه: هل تحمل كلمات هذا الخطاب رسالة خفية؟ على سبيل المثال، هل كان ذلك بمثابة نوع من الإعداد النفسي لشعب المقاومة للإعلان لاحقاً بوضوح أن فصل الجهاد المسلح، وبالتالي فصل المقاومة، قد تم إغلاقه مؤقتا او حتى ربما نهائياً ؟
يستحق هذا السؤال أن يُطرح، لا سيما وأن العدوان الإسرائيلي على لبنان أصبح حدثًا يوميًا على مدى 14 شهرًا دون أدنى رد فعل من حزب الله على أرض الواقع، الأمر الذي أثار قلقًا بالغًا لدى شريحة واسعة من أنصار هذا الحزب المقاوم ! يُضاف إلى ذلك خطابات الأمين العام الحالي لحزب الله، الشيخ نعيم قاسم، التي يناقض فيها نفسه باستمرار: "نريد تحالفًا مع السعودية"، "لن نستسلم أبدًا للعدوان الإسرائيلي!"، أو حتى "لن نسلم أسلحتنا للجيش اللبناني أبدًا"، ليعود بعد فترة وجيزة ويعلن: "نحتاج إلى وقت لتسليم أسلحتنا للجيش !"، أو "نحن ملتزمون بالتعاون مع الحكومة..."، على الرغم من التصريحات التحريضية لأعضاء الحكومة والرئيس نفسه، الذي يتبع بوضوح نهج "الترغيب والترهيب"، ممهدًا الطريق للتطبيع مع العدو الإسرائيلي على حساب موارد لبنان (الماء والغاز على وجه الخصوص) وسكان جنوب لبنان، وكأن "التطبيع" أصبح أمرًا محسومًا !
... أذكّركم بأن حكومة الكيان الصهيوني قد أعلنت جهارًا ورسميًا عن خطتها لضم الأراضي الواقعة جنوب نهر الليطاني، مؤكدةً أن هذه مجرد خطوة أولى !
لذا، كيف يدّعي السيد بيرم أن الجهاد المسلح جهادٌ مصغر؟ ما هي الرسالة الحقيقية؟
ثم يطرح السيد بيرم، كأولوية قصوى، العقيدة الشيعية على النمط الإيراني، وكأن الحفاظ عليها ونشرها غايةٌ في حد ذاتها، غايةٌ تفوق غاية المقاومة والتحرير! هذا الجدل مثيرٌ للقلق. فبينما يشكل الشيعة، الذين يمثلون أكبر طائفة في لبنان (نصف سكانه على الأقل)، بطبيعة الحال أكبر فصيل في حركة المقاومة، إلا أنهم ليسوا الداعمين الوحيدين. يوجد دعمٌ في الطوائف الدينية السبعة عشر الأخرى في لبنان، بنسب متفاوتة، لكن وجودهم كبير. وقد أطلق الإمام موسى الصدر بنفسه الحركة العلمانية في لبنان في أوائل سبعينيات القرن الماضي. وبالتالي، يبدو وصف المقاومة اللبنانية بـ"المقاومة الإسلامية" الآن متقادماً. لا يُقصد بهذا التقليل من شأن حزب الله، ولا تجاهل إسهاماته في لبنان، كتحرير لبنان عام 2000، والنصر الساحق عام 2006، ومقاومته الاستثنائية للهجوم الإسرائيلي في أكتوبر 2024. وخلافاً لما يدّعيه بعض المعلقين المتوهمين، لم ينتصر حزب الله، ولكنه قاوم ببسالة. فإحباطه لأهداف نتنياهو المعلنة (إعادة احتلال جنوب لبنان، ونزع سلاح المقاومة بالكامل...)، لم يكتفِ بمواجهة حلف الناتو بأكمله، الذي كان يدعم الجيش الإسرائيلي - وهو إنجاز بحد ذاته لا يقل أهمية عن إنجازات عامي 2000 و2006 - بل إنه في الوقت نفسه فقد ميزان الردع. فقد اغتيل السيد نصر الله وجميع القادة السياسيين والعسكريين الرئيسيين، إلى جانب العديد من خلفائهم. لقد فقد ثقله السياسي، وتحولت معركته التي استمرت لأكثر من عام إلى استعراضات عقيمة لا طائل منها، ونقاشات لا تنتهي عبر الصحفيين، ونكايات صبيانية، وشعارات جوفاء، وخطابات غير متماسكة على جميع المستويات، وما إلى ذلك... لديّ شعور، بل قناعة، بأن حزب الله، الذي سيحتل، مهما حدث، مكانة مميزة في تاريخ بلاد الشام بأسرها، والذي ندين له بالكثير... أصبح مصطلح "المقاومة الإسلامية" متقادمًا، بل غير مبرر، منذ استشهاد السيد حسن نصر الله.
وكما كتبتُ في مناسبات عديدة، يجب أن نطوي هذه الصفحة ونغير المسمى والمنهج. "المقاومة الوطنية" تبدو لي اسمًا جديدًا أكثر ملاءمة. يجب على حزب الله، الذي وضعنا على الطريق الصواب منذ عقود، أظهر لنا شجاعة كبيرة، أن يتحلى بالشجاعة لاتخاذ هذه الخطوة لصالح الجميع، بدلًا من التشبث، على حساب نفسه، بعقيدة مستوردة أساسًا من إيران. أصر على هذه النقطة، سواء أعجب ذلك أحدًا أم لا !
أودّ أن أوضح أنه بالرغم من تأكيدي على الاختلافات الجوهرية بين المجتمع الإيراني ومجتمعنا، فإنني أقف متضامنًا تمامًا مع الشعب الإيراني والنظام الإيراني، حتى وإن لم أكن من مؤيدي هذا النوع من الحكم. ويكفي أن نلاحظ أن الغالبية العظمى من الشعب الإيراني تدعم النظام في مواجهة العدوان الغربي، الذي يُعدّ انتهاكًا للقانون الدولي. أكثر ما يُثير إعجابي في هذا الشعب العريق هو أنه، على الرغم من المعارضة السياسية التي تُبديها شريحة واسعة من السكان للحكومة الحالية، لم يترددوا في دعمها في وجه الشدائد الخارجية. هذا ما أُسمّيه الوطنية، حيث لا تُعتبر المعارضة السياسية خيانة عظمى، وهي فضيلة يبدو أن بعض اللبنانيين يتجاهلونها.
وُلدتُ في الجنوب وعشتُ هناك في بيئة شيعية متشددة، حيث كان أجدادي مسلمين متدينين ملتزمين. لم أكن قد سمعتُ قط بولاية الفقيه، وهي نوع من الخلافة الشيعية ذات طابع خاص. إنّ الضامن السياسي الديني للولاية القضائية الإسلامية و"الفقه السليم" ليس أكثر مما رأيتُه من قبل، تمامًا كما لم أرَ حجابًا مربوطًا بإحكام كما هو الحال اليوم. فجداتنا كنّ يضعن على رؤوسهنّ، غالبًا بعد زيارتهنّ لمصفف الشعر، وشاحًا شفافًا غير مربوط يتدلى كرمز للحشمة واحترامًا للمجتمع. أو كانت بعضهنّ يرتدين وشاحًا مربوطًا حول الرقبة كما هو الحال في معظم دول العالم، لأنّ هذا النوع من الأوشحة كان يُعادل الطربوش التركي أو غيره الذي كان يرتديه جميع الرجال. علاوة على ذلك، لم يُذكر الحجاب إلا مرة واحدة في القرآن، وقد فُسِّر بوضوح أنه يرمز إلى الحشمة. وبالمثل، لم يُذكر أيّ لباس يُعتبر "حلالًا" في القرآن أو في الحديث. لكل امرأة ورجل حرية اختيار ملابسهم، طالما التزموا بالحشمة. إنّ الأشخاص الذين يرتدون السواد والذين رأيناهم يتجولون في شوارعنا خلال السنوات القليلة الماضية هم نتيجة لعقيدة دخيلة لا تمتّ بصلة إلى ثقافتنا ! أقول هذا دون أن أنسى أن هؤلاء النساء، المتشحات بالسواد، يُشكلن جزءًا فاعلًا من المقاومة بفضل صمودهن، وثباتهن، وتضحياتهن التي لا تُحصى، وصمودهن الخارق، وشجاعتهن الاستثنائية في مواجهة كل الصعاب. أقول ببساطة إن ما يجعلهن مقاومات استثنائيات ليس هذا الزي أو ذاك، بل حبهن لأرضهن، وحبهن للحرية، وحبهن للعدالة، وحبهن للشرف و للكرامة.
بافتراض أن العقيدة التي يدافع عنها حزب الله ضرورية، سأسلم جدلا ،أليس الدين، كما أقول منذ سنوات، وسيلة أو أداة للنهوض بالمجتمع وتوجيهه باستمرار نحو مستقبل أفضل من خلال نشره للفضائل والأخلاق وللمبادء الأسمى أم أنه أصبح، مع مرور الوقت، غاية في حد ذاته؟ أليس هذا التشويه، وهذا التحريف لمفهوم الدين، تراجعًا حيث يصبح مفهوم الحرية الفكرية، الذي يُولد التقدم، ومفهوم العدالة مفاهيم بعيدة المنال؟
من الأهمية بمكان أن تُدرك القيادة الحالية لحزب الله أن حركة المقاومة الشيعية التي تدعمها تتألف من فئتين متميزتين. فهناك من يلتزمون التزامًا صارمًا وجذريًا بالعقيدة الشيعية، ويتجلى ذلك في سلوكهم وخطابهم وملابسهم (وهي ظاهرة حديثة نسبيًا في لبنان). وهناك أيضًا الكثير ممن يؤمنون بطريقتهم الخاصة؛ وآخرون ملحدون ببساطة. جميعهم يتبنون موقفًا وأسلوب حياة معاصرين، موجهين بحزم نحو الحداثة، وهذه ليست ظاهرة حديثة. لطالما دعموا المقاومة دعمًا مطلقًا، سواء في لبنان أو في الشتات، لكن دعمهم لم يكن مدفوعًا بعقيدة أو معتقد ديني، بل بحب الحرية والعدالة للجميع، كما علمنا السيد الشهيد. ومن بين هؤلاء الأخيرين، وأنا منهم، تتجذر الشكوك والريبة تدريجيًا، وهو ما يعتبره دعاة "العقيدة فوق كل شيء" بمثابة تحذير !
السبب الذي دفعني لفتح ققوسين في سياق هذا النص هو أن أوضح أنني لستُ معادياً لإيران، بل على العكس تماماً، ولأسباب وجيهة - فإيران حليفنا الأفضل - إنما أرفض معاداة هذه الأمة العريقة و ذلك احتراماً لخيارات الشعب الإيراني وعاداته. مع ذلك، يجب علينا الحفاظ على خصوصياتنا، وتفسيرنا العقائدي، وعاداتنا. لا علاقة لهذا الأمر بالسياسة، بل يتعلق فقط بحماية هويتنا، الوطنية والدينية. هذا لا يتعارض بأي حال من الأحوال مع المعتقد - أقصد المعتقد الصحيح - ولا يتعارض مع ولائنا وامتناننا لحليفنا الرئيسي، ولا يُظهر أي عدم احترام للرموز أو السلطات الدينية ومرجعياتها، بل يتم ذلك باحترام تام لتنوع كل فرد واختلافاته.
وقد أشرتُ إلى هذا الموضوع أيضاً في سياق الموضوع الرئيسي للمقال رداً على بعض الفقرات في مقابلة السيد بيرم. لا أكتفي بالاعتراض على إشارته المتكررة إلى إيران الإسلامية، بل أشكك أيضاً في الأساس الذي يربط المقاومة اللبنانية ككل، شكلاً ومضموناً، بها. يبدو لي هذا غير منطقي، لا سيما وأن ما يبدو -وهذا للأسف هو الاتجاه السائد بين كثيرين في حركة المقاومة- هو أن المذهب الإيراني لولاية الفقيه، وبشكل عام العقيدة الشيعية بأشكالها المختلفة، يُوضع فوق المقاومة نفسها، بل ويُعطى أهمية أكبر من تحرير الأراضي التي يحتلها الكيان الصهيوني. هل هذا تمويه لهزيمة جزئية على الأقل، أم اعتراف بالعجز يُشير بشكل غير مباشر وخبيث إلى أن الجهاد المسلح، وبالتالي المقاومة المسلحة، لم يعد مطروحًا على جدول الأعمال؟ أميل إلى الاعتقاد بهذا، كما أوضحت سابقًا، والمشكلة الأساسية في هذا الوضع -وهذا رأي شخصي بحت- هي عدم الفصل بين الدين والسياسة والكفاح المسلح من أجل الحرية والعدالة. لطالما اعتبرتُ أنه من الضروري في عصرنا حماية المجال العام من الدين، الذي ينبغي أن يكون شأنًا خاصًا. هذا لا ينفي حقيقة أن الإيمان هو غاية المقاومة بالنسبة للبعض، ولكنه لا يبرر أيضاً التقليل من شأن أولئك الذين يحملون معتقدات أخرى ولديهم دوافع أخرى مشروعة بنفس القدر.
مع ذلك، سأتبع ما يبدو أن السيد بيرم يُلمّح إليه، ألا وهو التخلي عن الجهاد المسلح لصالح جهاد تبييني و ثقافي وفكري بحت، ضمن إطار نشاط سياسي بحت، ليحل محل الكفاح المسلح. لم لا، في ظل عجزنا الحالي؟ ولكن، ما طبيعة المقاومة السياسية حينها ؟ هل هي مجرد إحصاء رؤساء البلديات، وأعضاء البرلمان، والوزراء... المنتمين إلى حزب الله؟ ولأي غاية؟ هل هي لتحسين التفاوض مع حكومة مارقة أو حتى مع خونة؟ هل هذا هو نضالنا المقدس؟ أم ينبغي لنا إعطاء الأولوية للعمل نحو العلمانية التي بدأها الإمام موسى الصدر، والتي تضمن حرية جميع المعتقدات مع فصل الدين عن الدولة، وبالتالي ضمان المساواة الجمهورية بين جميع اللبنانيين، بغض النظر عن معتقداتهم، وقبل كل شيء، تعزيز مفهوم المواطنة حيث يشعر كل لبناني بالمساواة مع غيره أمام القانون؟ شعور بالمواطنة لم يتحقق بعد منذ الاستقلال. أو، والأهم من ذلك، مواجهة مباشرة مع الميثاق الوطني غير المكتوب، الطائفي، الذي يستمر منذ عام 1943، والذي يُلقي بظلاله على الدستور المكتوب. إن هذا التناقض تحديدًا هو ما يحول دون أن يصبح لبنان، هذا الكيان المتنوع الذي تمزقه اختلافات المعتقدات، دولةً جديرةً حقًا يشعر فيها كل لبناني بالمساواة أمام القانون. عندها فقط يمكن للمواطنة أن تزدهر حقًا.
إن ممارسة السياسة لمجرد إثبات وجودنا، دون برنامج إصلاح وطني حقيقي، يخدم أجندة العدو، وهذا ما نشهده الآن. إن برنامجًا حقيقيًا يصب في مصلحة الأمة بأسرها من شأنه أن يقضي فعليًا على الأصوات المعارضة والخونة والانتهازيين عديمي الضمير. وبالطبع، هذا لا يمنعنا من الدعاء لمن يرغبون في التزام الصمت! إن أي برنامج سياسي هدفه الوحيد هو ترسيخ عقيدة ما وتثبيتها بأي ثمن في أذهان جميع المواطنين، مهما كانت طبيعتها، كعنصر وطني مكون، هو في حد ذاته شكل من أشكال التدمير الذاتي، مما يمهد الطريق لغزو أجنبي دائم، بل وربما مدمر.
ينطبق هذا النقد أيضًا على شريحة من المسيحيين اللبنانيين. أودّ أن أشير إلى أنه على الرغم من انتقاداتي لتوجهات حزب الله السياسية والدينية، فقد أعلن الحزب دائمًا، بحكمة، رفضه لإقامة جمهورية إسلامية في لبنان. في المقابل، لا يتردد عدد متزايد من المسيحيين الذين يدعون إلى التطبيع مع العدو في المطالبة بجمهورية مسيحية خالصة، مدفوعين برغبة دنيئة ومخزية في ضم الكيان الصهيوني لجنوب لبنان، الذي، دعونا لا ننسى، هو تاريخيًا أرض المسيح، تمامًا كما هو الحال مع الضفة الغربية والجليل المجاورتين!
كنتُ أتمنى لو أن رجلاً مثقفاً وكفؤاً كالسيد مصطفى بيرم، بدلاً من السعي للدفاع عن عقيدة جامدة، دافع عن فكرة الأمة اللبنانية الحقيقية، الغنية بتنوعها الثقافي، الغنية بتعدد معتقداتها، والغنية أيضاً بعلمانيتها، حامية جميع الحريات الدينية والمدنية. فبدون العلمانية، لا عدالة تتقاسمها جميع الطوائف التي تُشكّل لبنان، لأن الخطاب القائم على العقيدة الجامدة لا يحمينا من الدعاية التي تستهدف عقولنا ومعتقداتنا. أشير هنا إلى المقدمة الرائعة للصحفية مايا الخوري، والتي تبدو في حقيقتها بمثابة تحذير أو تساؤل حول حقيقة "اليوم التالي".
على أي حال، وبدون مبالغة أو مجاملة، سواء كان المرء ناقداً أم لا، فإن هذا البرنامج عالي الجودة، وهو الأفضل الذي سمعته منذ مدة طويلة. يتميز البرنامج بتقديمه منظوراً جديداً للنقاش في المشهد الإعلامي اللبناني، وهو منظور مختلف تماماً عن الثرثرة التافهة والضجة الإعلامية التي سادت لبنان منذ اتفاق وقف إطلاق النار.
بخصوص عبارة "نعيش في زمن لا يطلب فيه العدو منا تصديقه، بل التشكيك في أنفسنا ومقاومتنا"، أودّ أن أضيف ببساطة: الشك فضيلة، والطاعة العمياء خطيئة وإن قتل ذالك ألعدو أم لا
بالنسبة لما ورد في باق المقبلة فأنا على اتفاق تام مع السيد بيرم خاصة بالنسبة للولايات المتحدة وإيران
قبل الختام، أودّ العودة إلى أحد الأسئلة الأولى التي وُجّهت للسيد بيرم، الذي شرح "التبيين" من منظور فقهي بحت. ثمّ طُرح سؤالٌ ممتاز، شعرتُ شخصيًا أنه قادم كالمذنب: "هل هناك من فاصل بين التبيين والتبرير ؟" لا ادري الدافع الحقيقي لسؤال السيدة مايا الخوري بغض النظر عن إجابته، التي وجدتها مُلتوية، لأنه طوال المقابلة، ورغم جودة شروحاته الفقهية، كان يُقدّم تبريرات فحسب، بعيدًا كل البعد عن تقديم التبيين الذي تنتظره شعب المقاومة منذ زمن طويل.
هل كان هذا مجرد أمنيات مني؟ لا شك أن الوضع الراهن ينذر بالسوء، وقد دخلنا بالفعل رحلة طويلة عبر صحراء مليئة بخيبة الأمل والمصائب والظلام، حيث سيسود الجهل والضلال، وسنُجبر على تحمله لأجيال، أخشى ذلك!
في نهاية المطاف، إن فشلنا في تحرير فلسطين، وتحيزاتنا العقائدية والأيديولوجية، إلى جانب طموحاتنا الأنانية والضيقة، تُسهم دون وعي في تحويل لبنان إلى فلسطين ثانية، ستُعاني من ويلات عديدة كما عانت فلسطين الأصلية. فنحن لا نُصرّ فقط على تقديس عقيدة فوق كل اعتبار، بل نُقدّسها بطريقة خاطئة. ها أنا ذا أدعو الله وعباده المختارين أن نتعلم، على الأقل إن لم يكن هناك ما هو أفضل، أن نحمي العقيدة من التعصب القبليّ، والتفسيرات المتسرعة، والتبريرات الساذجة، والمظاهرات غير اللائقة، والممارسات السطحية. باختصار، إن كان لا بد لنا من التمسك بها، أقله أن نحميها من السطحية!
"إذا كانت الحقيقة مُرّة، فإن ثمارها لذيذة"، هكذا قال الإمام علي بن أبي طالب، مستنداً إلى عبارة من أرسطو موجهة إلى ابنه نيكوماخوس: "إذا كانت التربية مريرة ، فإن ثماره حلوة".
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