Chevauchées

Soumis par Hayan Sidaoui le lun 30/04/2018 - 17:19

Un voyage lointain, une longue chevauchée
Croisant les étoiles, les météores et les planètes
Cherchant sans relâche la voie lactée
Elle, désirant m'épuiser pour parfaire sa fête

Soumis, abusé mais comblé et heureux
Je laisse la muse atteindre sa destinée
Ce chemin où jubile son corps fiévreux
Ce chemin où mon cœur se soumet

Soudain, le ciel remet son voile noir
Couvre les amants pour une éternité
Attendant l'aube qui va jusqu'au soir
Puis, à nouveau je savoure sa nouvelle chevauchée

Chimère

Soumis par Hayan Sidaoui le mer 07/03/2018 - 21:34

L’orage gronde sous mes paupières
Le déluge engloutit mes yeux
Je raconterai dans le chaumières
Les joies et les tristesses de mes aïeuls

Ce n’était qu’un court instant
Un moment furtif qui fuit
il était court ce moment
désormais le souvenir luit

On ne suit pas un maître
On s’y accroche obstinément
Il nous a fait joyeusement naître
Et dans son souvenir nous mourrons

Il était beau le printemps
Il est aussi beau l’hiver
Le premier ardemment pleure
Et le second n’est que chimère

Regard nu

Soumis par Hayan Sidaoui le lun 26/02/2018 - 22:18

Regard nu, dans l'univers des baisers
Vif et brûlant comme le feu des caresses
Vers chauds, chantés par mon cœur braisé
Qu'allument tes pupilles enchanteresses

Regard savoureux aux arômes infatigables
Volupté, chaleur, ivresse, puis
la rosée
Versée par les ondulations adorables
D'un corps où on oublie de s'épuiser

Étourdi par la musique doucement rugissante
Féline, se jouant des étoiles éteintes et perdues
Cherchant sans se fatiguer ta lumière ruisselante
Je savoure le voyage dans ton regard nu

France

Soumis par Hayan Sidaoui le jeu 22/02/2018 - 20:54

Toi l’immorale, qui rêve de quelques passions
Qui de sa vertu en joue et en fait une offrande
Collectionneuse de pauvres petites déceptions
Toi dont les caprices effrontés salissent ce monde

De tous tes courtisans, aux piètres avantages
Tu ne vois point que le minuscule plaisir grivois
Appréciant tenir quelques vits volages
Où l’obscénité devient pour toi une loi

Nymphes

Soumis par Hayan Sidaoui le mer 14/02/2018 - 03:06

Le spectre présente ses games
Comme les charmes qui s'offrent
Colore les plaintes des âmes
Chantant à plein coffre

Comme des ombres légères
Mouvantes et haut perchées
Sur les écumes éphémères
Surfent les nymphes blasées

Sur la rive ferme ou l'on accoste
La terre mémorise les empreintes
S'évaporent en quelque sorte
Les traces que la jouissance suinte

Lendemain

Soumis par Hayan Sidaoui le lun 12/02/2018 - 19:22

L'étoile savait pertinemment
Le jour suit la nuit
Nous chantâmes et puis
Nous dansâmes différemment

Légers comme deux plumes
Courant sur le papier
Les mots épuisent l'encrier
Ondulant comme nous voulûmes

Demain nous irons plus loin
Sur le chemin des dunes
Ce que nous sommes et fûmes
Sera toujours un lendemain

L'air du temps

Soumis par Hayan Sidaoui le dim 11/02/2018 - 18:40

L'air du temps qui passe serein
Malgré l'âme parfois chahutée
Le repos mérité dilue tout dédain
Ni mélancolie, ni fièvre, ni mélopée

On n'en garde qu'un goût de farce
Telle l'herbe gardant le souvenir d'un vent
Dont le voyage efface les insipides traces
Ni amer, ni sucré, ni humide ou ardent

Vague mais calme devient l'esprit
Tel un papillon oubliant sa fleur
Entre deux, le vol hagard tue l'ennui
En imaginant les prochaines clameurs

Le marbre blanc

Soumis par Hayan Sidaoui le sam 03/02/2018 - 19:08

Les cyprès aux aiguilles rêveuses
Murmurent une sérénade
Accompagnant le souffle fade
Qui embaume les tombes pieuses

Une lumière éparse et tiède
Réchauffe à peine les dalles
Couvrant les joyeux dédales
Où circulent les esprits fiers

Dans ces labyrinthes sans fin
Chantonnent des voix
Les victoires et la joie
De l’air aux multiples parfums

Puis au soleil Couchant
Quand les étoiles se lèvent
La lune de ses lueurs achève
D’éclairer le marbre blanc

L'horizon

Soumis par Hayan Sidaoui le mer 10/01/2018 - 00:35

Je l'aperçois au loin, la ligne
Où valsent les deux rondes
Celle où se rejoignent les signes
Du ciel et de ce bas monde

Tantôt levant tantôt plongeant
L'astre à la lumière brûlante
Tantôt présent tantôt absent
L'argenté à la lumière tamisante

Quelques fois elle fuit, "l'horizontale"
Se cachant des ires célestes
Puis réapparaît dévoilant la magistrale,
La vérité que certains détestent

La couleur pourpre

Soumis par Hayan Sidaoui le dim 07/01/2018 - 01:14

Perfides soupirs annonçant la tempête
Que précédent les gestes fourbes
Qui éffleurent les contours courbes
Mirage insaisissable toujours en fête

Fête déchaînée des sens
Qui chantent puis qui dansent
Rituel précieux des croyants
Qui n'ont pour dieu que le plaisir chatoyant

Chatoyant devient l'esprit
Celui qui entrevoie le paradis
Un moment, le ciel s'ouvre
Puis apparaît la couleur pourpre